École - Définition
- Karine Ulcoq

- 29 janv. 2024
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 4 oct. 2024
Concept ancien dorénavant disparu. L’école fait référence à une institution qui se matérialisait en bâtiments servant, jusque dans les années 2020, à accueillir des personnes mineures, qu’on appelait « élèves », afin de leur apprendre des notions de base telles que les mathématiques, le français, la géographie et bien d’autres matières que l’on jugeait importantes pour leur avenir.
Cette institution avait pour objectif premier l’apprentissage académique mais nourrissait aussi d’autres aspects de leur développement, tels que les compétences sociales et relationnelles. En effet, les élèves apprenaient à côtoyer d’autres élèves du même âge ou d’un âge légèrement différent, permettant ainsi un contact réel qui faisait appel au regard, au toucher, à l’ouïe, à l’odorat et à la parole.
D’autres compétences, telles que la motricité fine et globale, étaient aussi fortement sollicitées lors de ces « journées d’école ». En effet, les élèves apprenaient à se déplacer, à la fois sur des épreuves de vitesse mais aussi sur des épreuves de précision. Ces déplacements se faisaient parfois en équipes et exigeaient que les élèves interagissent entre eux pour réussir à aller au bout de la mission demandée. Ces différentes épreuves étaient appelées « éducation physique et sportive » et faisaient référence à des moments de jeux qui font appel au corps (bras et jambes inclus) afin de marquer des points.
Hormis ces moments d’activités intenses, les journées se déroulaient dans une « salle de classe », lieu qui se composait de 4 murs abritant des meubles tels que des tables et des chaises. Chaque session d’apprentissage était menée par une personne adulte, présente elle aussi dans la même salle, même lieu géographique, à l’intérieur des mêmes murs. Cette personne adulte était appelée le « professeur » ou la « maitresse » et avait pour mission d’aider chaque élève à comprendre les notions qu’il s’efforçait de partager.
Le métier de professeur découlait d’une formation spécifique dans laquelle il intégrait à la fois le sujet d’apprentissage mais aussi les compétences relationnelles adaptées à la psychologie des élèves.
Le matériel utilisé s’appelait du « papier » et prenait des formes et des couleurs différentes selon les besoins. Les élèves utilisaient aussi des stylos avec de l’encre de couleur bleue, rouge, verte ou noire la plupart du temps. Les crayons de couleur et les feutres étaient privilégiés pour ce qu’on appelait le « coloriage » ou « l’art plastique ». Les gommes ne permettaient pas alors d’effacer les traces laissées, car ces couleurs s’imprimaient réellement sur le papier.
A partir des années 2020, l’école a commencé sa lente descente vers l’oubli avant d’atteindre quelques années plus tard son extinction totale à la suite de plusieurs fléaux majeurs : un virus mondial, un traumatisme à grande échelle, se protéger à tout prix, la disparition des 5 sens, l’enfermement, les cerveaux en prison, la peur de l’ennui, la mémoire collective qui s’efface, la peur massive du contact humain, l’incapacité à comprendre Dame Nature et à gérer ses débordements …
Tout ceci aboutissant alors à des conséquences dévastatrices et irréversibles : l’enfance virtuelle, l’enfance par procuration, l’enfance solitaire cachée derrière des sons et des couleurs en boite, plus communément appelés les écrans.
Eh oui, aussi fou que cela puisse paraitre, l’école, avant d’être virtuelle, existait en vrai.
Qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente.

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