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Une histoire de liens

  • Photo du rédacteur: Karine Ulcoq
    Karine Ulcoq
  • 22 juil. 2025
  • 2 min de lecture

Le mot lien a plusieurs sens et autant de dimensions.

Mais surtout une infinité d’histoires à raconter.


Le dictionnaire nous le décrit ainsi :

·  Qui sert à maintenir ensemble ou à attacher, retenir, fermer - Attache, cordon, lacet. 

·  Ce qui attache un animal, quelqu’un, qui les maintient prisonniers - Carcan, chaîne, entrave, fers. 

·  Ce qui établit entre des choses abstraites un rapport, en particulier logique ou de dépendance - Corrélation, enchainement, filiation, liaison, rapport.

·   Ce qui impose une contrainte permanente – Serment

·   Relation entre personnes


Le lien raconte un fil qui se tisse entre des personnes : des liens qui naissent, ceux dont on hérite, ceux que l’on transmet.


On s’envoie des liens, on copie des liens, il décrit ces ponts que l’on crée.


Le lien, c’est aussi la relation. « Je suis en lien avec x, je n’ai aucun lien avec y ». On se lie d’amitié. Alors qu’on ne se lie pas d’amour, on tombe amoureux.

                                                                                                                

Le lien évoque les nœuds. Ces nœuds que l’on fait et que l'on défait. Ces nœuds qui nous serrent et que l’on relâche. C’est le poids de l’emprise, de l’astreinte et de l’assujettissement.


Le lien, c’est aussi l’héritage, celui dont on est fier, celui que l’on renie, celui que l’on porte parfois sans le savoir.


Si on devait les catégoriser à l'échelle humaine, on pourrait dire qu’il y aurait trois types de liens. 


Ceux que l’on reçoit - Il y a les liens qui nous définissent, nous situent, participent à la construction de notre identité, nous disent qui nous sommes et qui nous ne sommes pas. Les liens de sang, par exemple.


Ceux que l’on coupe - Et puis, il y a les liens qui serrent, qui font des nœuds, qui attachent, pèsent et alourdissent. Ces liens-fardeaux sous le poids desquels nous ployons. Ces liens qui possèdent et que l’on choisit de couper de manière franche.


Ceux que l’on crée – Enfin, il y a les liens que l’on choisit. Ces liens qui ne s’attachent pas aux chevilles, ni au cou, mais qui partent du cœur pour créer des ponts invisibles entre ceux qui se trouvent aux deux extrémités. Ces liens qui s’imposent d’eux-mêmes.


La vie, c’est une succession de tous ces liens qui s’entremêlent, qui ne cessent d'évoluer, de grandir ou de disparaitre, d’une histoire à l’autre, d’un être humain à un autre, d’une époque à l'autre et d’un océan à un autre.


Le lien, c’est le propre même de l’Humanité :

Il sera Prison ou Liberté.

Et chacun de nous est maitre d’en décider.

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